Septembre marque traditionnellement la reprise du marché immobilier après la pause estivale. Mais cette rentrée 2026 a une saveur particulière : plusieurs changements réglementaires et fiscaux importants entrent en vigueur ou s'accélèrent en ce second semestre. Pour les acheteurs, les vendeurs et les propriétaires bailleurs entre Bruxelles et la Wallonie, certaines de ces évolutions sont à connaître absolument — sous peine de mauvaises surprises. Chez Corner Immo, voici ce que nous observons et ce que nous conseillons à nos clients.
1. En Wallonie, acheter un bien classé E, F ou G vous engage désormais

C'est le changement le plus structurant de cette rentrée, et il concerne directement tout acheteur en Wallonie. À partir du 1er juillet 2026, lorsqu'un bien classé PEB E, F ou G change de propriétaire, celui-ci devra atteindre au minimum la classe PEB D dans un délai de cinq ans.
Concrètement : si vous achetez aujourd'hui une maison classée F en Brabant wallon, vous avez cinq ans pour la rénover suffisamment afin d'atteindre le niveau D. Ce n'est pas une obligation de travaux immédiats mais c'est une obligation réelle, avec des conséquences patrimoniales et financières à intégrer dès l'offre d'achat.
Notre conseil : avant toute offre sur un bien classé E, F ou G, faites chiffrer précisément le coût de rénovation nécessaire pour atteindre le PEB D. C'est un argument de négociation légitime et un budget à prévoir dès le départ.
2. Les primes wallonnes basculent vers un système de prêts
Côté Bruxellois, une mesure doit retenir l'attention des propriétaires bailleurs. Mais c'est surtout en Wallonie que le calendrier des aides se resserre. Le système actuel de primes énergie isolation, chauffage, ventilation évolue à partir d'octobre 2026 vers un mécanisme de prêts à taux préférentiel. Les primes directes, plus accessibles et immédiates, disparaissent progressivement.
Pour les propriétaires qui envisagent des travaux de rénovation énergétique, cette rentrée est donc la dernière fenêtre pour bénéficier du système de primes actuel. Attendre novembre ou décembre, c'est risquer de passer sous le nouveau régime, moins avantageux pour les ménages qui ne souhaitent pas s'endetter davantage.
3. Le précompte immobilier augmente dans les deux régions
C'est une mauvaise nouvelle qui touche tous les propriétaires, quelle que soit leur région. En 2026, l'indexation du revenu cadastral entraîne une hausse de 2,5 % du précompte immobilier, à laquelle il faut encore ajouter les centimes additionnels communaux, variables selon votre commune.
À Bruxelles, près d'une commune sur deux prévoit de relever ses additionnels communaux. En Wallonie, le gouvernement wallon s'apprête à modifier le fonctionnement du précompte immobilier au niveau local, en introduisant un précompte différencié par quartier, offrant aux communes la possibilité d'adapter leurs taux selon les zones.
Pour les multipropriétaires et les investisseurs, cette hausse s'ajoute à une autre mauvaise nouvelle fiscale de 2026 : il n'est désormais plus possible de déduire les intérêts d'un emprunt immobilier contracté pour une résidence secondaire ou un bien d'investissement. Un double effet ciseau qui comprime mécaniquement le rendement net des investissements locatifs.
Comprendre le précompte immobilier 2026 : SPF Finances – Précompte immobilier
4. La fin progressive des chaudières au mazout s'accélère

2026 marque le début de la fin pour les chaudières au mazout en Wallonie, avec une première échéance : à partir du 1er janvier 2026, il est interdit d'installer une chaudière au mazout dans tout bâtiment neuf. À partir du 1er janvier 2027, cette interdiction s'étend au remplacement dans les bâtiments assimilés à du neuf.
Pour les acheteurs qui visitent des biens équipés d'une vieille chaudière au mazout cet automne, le message est clair : anticipez le coût de remplacement dès votre budget d'achat. Et pour les vendeurs, un bien encore équipé d'une chaudière au mazout sera de plus en plus difficile à valoriser sans décote l'acheteur intégrera systématiquement ce poste dans sa négociation.
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5. Le marché repart et les bons biens partent vite
Au-delà des contraintes réglementaires, cette rentrée apporte aussi une bonne nouvelle : le marché immobilier reprend de la vigueur après un été calme. L'année 2026 s'accompagne de plusieurs évolutions importantes, mais les taux hypothécaires devraient évoluer dans un cadre plus lisible, permettant aux candidats acquéreurs de se projeter plus sereinement dans leur projet immobilier.
Les biens bien positionnés énergétiquement performants, au bon prix, dans des communes portées par la demande se vendront rapidement dès la mi-septembre. Les acheteurs qui ont mis leur projet en pause pendant l'été reviennent actifs, souvent plus décidés qu'au printemps.
Pour les vendeurs, c'est le bon moment pour se positionner à condition d'avoir anticipé les nouvelles exigences réglementaires et d'afficher un prix cohérent avec le marché actuel.
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Vous achetez, vendez ou louez un bien cet automne ?
Cette rentrée 2026 apporte son lot de changements. Corner Immo vous accompagne pour prendre les bonnes décisions au bon moment gratuitement et sans engagement.
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